Red on Broadway

Alfred Molina as Rothko in "Red"

I saw Alfred Molina as Mark Rothko in the Broadway production of Red a couple of weeks ago.  Surprisingly moving portraiture of an artist, and here’s what I thought about it in French. 🙂

Rouge,  une nouvelle production de Donmar Warehouse de Londre, semble initialement un exercice banal d’esthétique de l’art, et quelque fois le dramaturge écrit les clichés les plus dépassés sur les artistes et leurs pratiques.  Heureusement cependant, il s’avère être une étude d’un artiste et un portrait d’esprit brillant et en colère.  Situé dans l’atelier de Mark Rothko sur le Bowery dans la fin des années 1950s, quand il travaillait sur une série de peintures commandées pour le nouveau restaurant de luxe, Four Seasons.  La pièce suit l’expérience de Ken, un assistant nouvellement embauché, qui est introduit à l’esthétique sans compromis de Rothko.

Rothko était connu pour être un homme d’opinion féroce et un intellecutel qui comprenait toute l’histoire de la peinture occidentale, et citait Nietzche, Freud, Jung et Shakespeare.  Une grande partie de “Rouge,” dirigé par Michael Grandage (Frost/Nixon, Hamlet avec Jude Law), se déroule comme un dialogue socratique combatif entre eux, un cours de maître sur les méthodes et le but de l’art, et finalement le sens de la vie elle-même.  Un exemple qui illustre cela est un débat passionné sur les impulsions apolliniennes et dionysiaques dans la peinture de Rothko comme décrit dans <<Naissance de la tragédie>> de Nietzsche.

Ken, le jeune homme est la voix d’une conscience puritaine et d’une nouvelle génération d’artistes qui menacent la régle de Rothko.  Ken conteste le rejet de son employeur de Jasper Johns, Robert Rauschenberg et Andy Warhol (dont tous n’ont pas la profondeur et la substance selon à Rothko), et il émet des doutes sur la pertinence de la commande de Four Seasons.  Après tout, comment un artiste peut-il accepter d’accrocher des peintures contemplatives dans un temple de la consommation?  Un scène glorieusement forcenée et sauvage de l’apprêt de la toile (mise en scène d’un aria de Gluck) symbolise les affrontement oedipiens entre les deux hommes dans une férocité spectaculaire.  Lorsque tout est fini, ils sont couverts de la tête aux pieds de peinture rouge sombre.  Et le public peut enfin respirer à nouveau.

C’est risquĂ© maintenant de jouer quelqu’un qui fait de grandes dĂ©clarations en lettres majuscules sur l’art et l’immortalitĂ©.  Nous sommes habituĂ©s Ă  la distance de sĂ©curitĂ© de l’ironie.  Mais quand ce Rothko affirme qu’il y a «le drame dans chaque coup de pinceau» de son Ĺ“uvre, nous le croyons (grace Ă  la reprĂ©sentation passionnĂ©e et intelligente de Alfred Molina) parce que la peur et l’orgueil ne quittent jamais ses yeux, comme il regarde ses grands mais vulnĂ©rables tableaux qu’il envoie au monde et craint comme s’ils Ă©taient ses enfants.  Comme un artiste pratiquant, j’ai Ă©tĂ© profondĂ©ment Ă©mue et je ne pouvais pas penser une meilleure manière de passer deux heures dans un théâtre.

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